31.1.06

Prendre du recul pour faire émerger sa vision

Ci-après, quelques conseils de la "coach professionnelle" Chine Lanzmann que j'ai eu la chance de rencontrer au salon du livre de la création d'entreprise à Advancia. J'espère qu'elle me donnera régulièrement des écrits de ce type pour que je puisse en faire participer la communauté des entrepreneurs!

« On a plus de chances de toucher ses buts si on les écrit »Sagesse populaire.
Les entrepreneurs qui réussissent arrivent à avancer là où ils se sentent bien, avec la liberté de changer de direction. Ils adaptent leur vision à la situation en économisant leurs forces. Ils prennent le temps de prendre du recul. Des rendez-vous avec vous-même.
Prendre du temps pour réfléchir à mon activité, c’est le premier conseil que m’a donné ma coach californienne, Claudia L’Amoreaux. Je m’offre ce rendez-vous avec moi-même une fois par semaine. Je le commence en listant tout ce que j’ai accompli depuis la dernière fois. J’ajoute les besoins comblés par ces actions puis les actions des autres qui m’ont rendues la vie plus belle. Sinon, je n’ai tendance à voir que ce que je n’ai pas fait et la liste de mes frustrations est longue. Démarrer mon ‘rendez-vous avec moi-même’ avec la liste de mes accomplissements m’apporte de l’énergie, booste ma confiance et m’aide à être créative. Ensuite, je passe à mes envies. Depuis que j’apprends la Communication Non Violente, je n’écris plus de « to do list ». J’ai remplacé la « liste de choses à faire » par la « liste des choses que je choisis de faire ». Et si je ne le fais pas, et bien, j’ai choisi de faire autre chose à la place, je ne culpabilise pas. J’apprécie la liberté d’être mon patron, ce n’est pas pour retomber dans mes propres obligations.

Chine Lanzmann est aujourd’hui coach professionnelle après avoir ete journaliste (Canal +) et entrepreneuse (Newsfam.com). Elle aide les consultants, les managers et les chefs d’entreprises a mettre toutes les chances de leur cote pour avancer et atteindre leurs buts : communiquer avec fluidite, manager avec ses valeurs, gerer le temps et les priorités, traverser le changement, negocier gagnant-gagnant, se valoriser avec confiance, sortir des crises et des conflits.
Liens : http://www.chine.lanzmann.com et http://www.goodfutur.com.
Son livre : "GAGNER SA VIE EN SE FAISANT PLAISIR"200 Nouvelles Idees de Business pour devenir entrepreneur de sa vie Editions JC Lattès.

30.1.06

Brief créatif

Ce billet a été écrit par mon ami et conseiller Sébastien qui a longtemps travaillé au contact de créatifs pour le compte d'un grand groupe de cosmétique. Il m'a aidé a écrire mon brief et cette expérience lui a permis de mettre son expérience au service d'entrepreneurs comme moi.
Bonne lecture!

Tous les créateurs d’entreprise sont amenés tôt ou tard à imaginer un univers visuel qui incarne leur projet. Cela peut prendre la simple forme d’un logo ou d’une signature jusqu’à la charte graphique complexe d’un site web. C’est à ce moment là qu’intervient le brief créatif.
Je vous propose de passer en revue les objectifs clés du brief créatif ainsi que les principaux éléments de son contenu.

1- Le brief créatif doit clairement identifier vos objectifs. Il doit expliquer aux créatifs quels sont vos motivations et ambitions. Que va-il se cacher derrière votre univers visuel :
- être leader sur un marché ? ou un challenger ?
- amener de l’innovation/ une grande nouveauté sur un segment?
- moderniser votre image si vous aviez déjà un autre projet ?
- développer l’esprit communautaire sur internet ?
- être un pionnier dans les produits de luxe ?
- être à contresens ?

L’idéal est d’identifier un ou deux objectifs maximum.

2- Le brief créatif doit ensuite clairement établir un cadre. Il doit lui permettre de prendre conscience du territoire où il se trouve et des limites qu’il ne devra pas franchir :
- quel est votre positionnement image : luxe, fun, créatif, technologique, intellectuel, humanitaire ?
- quelle est votre cible : personnes âgées, enfant, communauté gay, homme d’affaire, chômeur ?
- quels vont être vos supports d’expression : papier, internet, téléphonique ?
- quelles sont vos valeurs : générosité, proximité, expertise, confiance ?
-quels sont les projets déjà existants auxquels vous vous identifieriez le plus facilement ?


3- Le brief doit, pour finir, ouvrir des portes au créatif et lui donner de la matière pour qu’il s’en inspire. Le cadre précédemment établi serait seul, trop restrictif. Sans transformer le brief créatif en notice détaillée de ce que vous avez en tête, donnez lui quelques pistes de réflexion, les humeurs, émotions que vous estimez aller de pair avec votre projet :
- si vous lisiez 10 magasines, quelles seraient les 10 photos que vous y trouveriez et qui illustreraient au mieux votre projet (photo de paysage, de mode, publicité de voiture, de cosmétique, …)
- si votre projet pouvez s’identifier à un courant créatif ou une personnalité artistique, quels serait-il (pop art, Mozart, Madonna, du rap, …)
- si vous deviez donner 5 noms d’émotion ou sensation à votre projet quels seraient-ils ? (Joie, respect, chaleur, frisson, extase, zen, …)

N’hésitez pas à ouvrir l’esprit de votre créatif le plus possible dans un premier temps, même si après, vous décidez de ne retenir qu’une seule orientation.
N’hésitez pas à vous inspirer des créations déjà existantes qui ont prouvé leur succès, il est toujours possible de les réadapter en mieux ou en plus pertinent pour votre projet.

Quelques conseils pratiques :
1- Il y a plusieurs façons de présenter un brief mais la méthode de l’entonnoir est sans doute la plus complète. Elle consiste à écrire le brief en partant du plus général comme, par exemple, la description du marché, des concurrents jusqu’au plus précis c’est-à-dire l’univers de création, les quelques détails que vous souhaitez voir apparaître dans la création finale.
2- N’oubliez pas de préciser des délais bien précis avec votre créatif et d’y intégrer plusieurs aller-retour d’ajustement. De même précisez le support sur lequel, il va vous fournir la création : un CD-rom avec des fichiers haute définition, une adresse internet, par mail, des ektas, …

Bon brief créatif !!

25.1.06

« Tous les gagnants ont tenté leur chance »

Petite réflexion du jour…
Un conseil tout simple pour sauter le pas de l’entrepreneuriat : il faut le vouloir, le rêver mais aussi croire en sa bonne étoile. Peut-être est-ce un peu prématuré de ma part de donner des avis ainsi mais j’aimerais vraiment le prouver dans le futur !
Je me base sur plusieurs anecdotes quotidiennes qui me confortent dans cette idée. Tout d’abord, celle avec un de mes amis entrepreneurs qui, d’ailleurs, a très bien réussi. Vous me croirez ou non mais, presque à chaque fois que je sortais avec lui, il trouvait de l’argent par terre. Certes, le plus souvent, c'étaient des pièces mais parfois aussi des billets. Je lui disais qu’il était vraiment très chanceux et lui me répondait qu’il suffisait de regarder autour de soi. Certes, alors que nous marchions côte à côte, j’aurais pu les voir, moi aussi, mais il me manquait un pré-requis : je ne croyais pas qu’il y avait un tel trésor sur les trottoirs parisiens…et donc, je n’y prêtais pas attention !
Bon, pour être complet, il faut aussi parler de la deuxième étape, celle qui consiste à accepter de se baisser pour ramasser aussi bien des petites pièces que des billets. En effet, en créant, il ne faut pas hésiter à mettre "la main à la pâte", même si nous avons de grandes aspirations…
Ce billet m’a été inspiré par le fait que, pour moi aussi, ce genre de petits miracles se produisent mais sous une autre forme. Ne tirant pas encore de revenus de mon activité, je restreins au maximum mes dépenses et, depuis un certain temps, je cherche à optimiser mon espace de travail pour mieux m’organiser. Qu’à cela ne tienne, hier, j’ai trouvé dans la rue deux petits meubles de rangement en très bon état que je ne manquerai pas de customiser, à l’occasion, aux couleurs de l’entreprise, « esprit corporate » exige !
Si j’énumérais tout ce que j’ai pu récupérer ainsi, vous n’y croiriez pas ! A chaque fois, il suffisait que je pense à quelque chose pour que je le trouve dans le mois ! Ces petits miracles quotidiens se produisent également par des rencontres qui, tout à coup, ouvrent des portes !
En conclusion, je rappellerai le slogan du loto : « Tous les gagnants ont tenté leur chance » !

24.1.06

Business plan…???!!!

Je n’ai peut-être pas assez d’expérience pour parler du Business Plan mais je voudrais quand même faire quelques remarques à ce propos.
En tant qu’étudiante d’une Ecole de Commerce, j’ai été amenée à en faire plusieurs que j’ai eu à défendre devant des jurys. La forme y était, notre équipe semblait convaincue et défendait les chiffres avec des raisonnements très rationnels, s’appuyant sur des études aux panels représentatifs et sur des extrapolations logiques.
Aujourd’hui, alors que je dois refaire le même exercice mais dans un cas réel, je suis beaucoup moins inspirée et plus frileuse… Il est vrai que, pour l’instant, je ne compte pas aller voir des investisseurs et qu’il s’agit davantage d’un outil qui me permet de mieux appréhender la réalité économique. Du coup, voilà la manière dont j’ai procédé : j’ai chiffré un scénario de base qui a une très forte probabilité de se réaliser. J’ai ensuite imaginé plusieurs scenari en fonction des développements possibles et j’ai mis le tout sur Excel. Maintenant, je peux faire mes simulations qui calculent tout automatiquement : si l’option 1 et 3 se concrétisent mais pas l’option 2, quel résultat escompter ? J’ai aussi fait en sorte de pouvoir modifier mes hypothèses de base facilement (nombre de visiteurs, revenus de l’affiliation, montant des partenariats…). Ainsi, je peux me rendre compte de l’importance d’une variable par rapport à une autre et donc prioriser mes actions. Mais cela me fait prendre conscience également de la relativité des chiffres : il suffit qu’une hypothèse soit mal évaluée et l’équilibre s’effondre. Je n’en ferai donc pas une bible….
Un autre enseignement a été qu’il fallait que je développe différentes options pour amortir mon modèle de base. C’est exactement la théorie de l’amortissement des frais fixes par les frais variables mais adaptée à internet !

Conclusion : certes, cet exercice peut s’avérer contraignant et parfois irréaliste mais cela va beaucoup mieux une fois que c’est écrit noir sur blanc et que l’on a une vision plus synthétique de l’ensemble des variables !

17.1.06

Les motivations profondes de l'entrepreneur

J’ai lu dernièrement le blog de Michel de Guilhermier, PDG de Photoways (http://micheldeguilhermier.typepad.com/mdegblog/entrepreneurship/index.html) et j’ai souhaité en retranscrire un passage que je trouve pertinent même si cela paraît simple….

« La vocation de tout un chacun n'est-il pas avant tout de s'épanouir, de rechercher équilibre, stabilité et bonheur ?
Pour l'entrepreneur, cela passe nécessairement, et c'est plus fort que lui, par la création, la reprise, le développement et la gestion d'une affaire. C'est une question de réalisation de soi qui me semble incontournable. Toute autre alternative n'est pas envisageable ou ne serait qu'un pis aller en attendant...
La volonté de conquête, issue certainement d'un côté mégalo plus ou moins prononcé, est aussi de la partie. L'entrepreneur ressent un plaisir intense à conquérir un marché en fort développement.
L'entrepreneur aime décider seul et ne pas avoir de compte à rendre tous les jours. Il aime choisir son environnent : travailler dans un métier qui lui plaît, avec les gens qu'il a choisit, à l'endroit qu'il a choisit. Cette liberté est un plaisir qu'il peut savourer au quotidien. C'est son luxe et pour l'obtenir il est prêt à pas mal de sacrifices et de risques..
Finalement, être entrepreneur, c'est un combiné entre le plaisir de la conquête et le plaisir de l'autonomie ».